• Accueil
  • > AVENIR
  • > Le Syndrome de gros Cœur : Un problème de santé publique mal connu, parce que mal diagnostiqué ou tardivement

Le Syndrome de gros Cœur : Un problème de santé publique mal connu, parce que mal diagnostiqué ou tardivement

Posté par giseetlemonde le 24 mai 2011

Au lecteur

       Nous avons bien voulu publier cet article sur le gros cœur, parce que nous avons remarqué que les patients qui consultent les praticiens (cardiologues) pour cette pathologie, souvent le font très tardivement, quand la clinique s’avère déjà plus que parlante, ce qui est dans la plupart des cas un danger pour le patient.

         C’est donc, le souci d’aider les patients souffrant de cette pathologie très invalidante, à mieux comprendre leur état sanitaire et à consulter le plus tôt que possible le cardiologue pour une prise en charge effective dans les meilleurs délais, ce qui est très capital pour l’évolution de cette pathologie cardio-vasculaire.

C’est ce même souci qui a justifié, dans le programme du CRBM, le Centre de Recherches Bio-Médicales, l’étude du Gros cœur, un problème de santé publique plus ou moins méconnu dans notre société, et qui constitue une pathologie assez meurtrière.

Qu’appelle- t-on gros Cœur ?

 Le cœur, c’est l’organe moteur de l’appareil circulatoire, situé dans le médiastin, plus précisément dans la région médiane de la cavité thoracique entre les deux poumons.

 Le cœur est constitué d’un muscle creux qui joue le rôle d’une double pompe foulante à deux étages : les oreillettes droite et gauche, qui chassent le sang dans les ventricules droit et gauche. Le ventricule droit chasse le sang dans le circuit pulmonaire appelé encore petite circulation, par contre le ventricule gauche chasse le sang dans la grande circulation. De cette fonction, on peut donc distinguer le cœur droit qui reçoit le sang veineux (veines) provenant de l’ensemble du corps et expulsé dans les poumons pour le purifier du Co2 et le remplir d’oxygène (O2), et le cœur gauche qui reçoit le sang oxygéné pour l’envoyer dans le corps afin de nourrir toutes les cellules.

          On parle de gros cœur lorsque son volume augmente, alors pourquoi il y a gros cœur et qu’est ce qui peut provoquer le gros cœur ?

          En langage cardiologique, on parle de l’insuffisance cardiaque, ce que nous appelons vulgairement gros cœur. L’insuffisance cardiaque est l’aboutissement de toutes affections valvulaires, congénitales et autres et le grand problème se situe au niveau des deux ventricules. Normalement les deux ventricules sont capables d’assurer un débit cardiaque moyen d’environ quatre litres par minutes pendant la durée d’une vie humaine d’environ soixante dix ans et plus.

 Lorsqu’un ventricule (ou les deux) doit assurer un débit supérieur, comme c’est le cas au cours des communications anormales d’origine congénitale, lorsque, au contraire il se heurte à un obstacle, à un barrage tel qu’en réalisent les sténoses valvulaires créées par la maladie rhumatismale ou l’hypertension, barrage ou obstacle qui l’oblige à augmenter sa pression d’éjection afin d’assurer un débit suffisant, lorsque enfin, placé dans les conditions normales de travail, l’oxygène qu’il reçoit est insuffisant par le fait d’une obstruction des coronaires, toutes ces conditions font que le ventricule intéressé (ou les deux) se fatigue, s’épuise et finit par devenir insuffisant quant à l’accomplissement de son travail de pompeur de sang. C’est cette défaillance qu’on appelle : insuffisance cardiaque.

Mais le cœur ne se déclare pas très vite défaillant, alors il augmente sa force musculaire pour atteindre le débit suffisant de sang à pomper : C’est la période de compensation cardiaque. Ainsi en augmentant sa pression, le muscle cardiaque travaille de plus en plus et comme tout muscle qui travaille plus augmente de volume, le muscle du ventricule (ou les deux) finit par augmenter de volume et donne au cœur entier cette configuration de gros cœur qui est devenu un problème de santé publique dans notre société congolaise, mais malheureusement encore très mal connu, car très souvent diagnostiqué à un stade très avancé menaçant déjà la vie du malade, par les professionnels en matière de santé. Ainsi il faut différencier l’insuffisance cardiaque (ou gros cœur) droite ou gauche.

 La première conséquence de l’insuffisance cardiaque (ou gros cœur) droite ou gauche est l’impossibilité pour le ventricule intéressé d’expulser en totalité le sang qu’il reçoit de l’oreillette. Cette impossibilité d’expulsion de son contenu de sang en totalité crée une surcharge en sang dans le ventricule intéressé qui l’oblige à fournir plus d’efforts à la suivante expulsion, ce qui provoquera inévitablement la dilatation des fibres musculaires de la paroi musculaire du dit ventricule.

 En résumé, l’existence du résidu sanguin ventriculaire conduit d’une part à la dilatation du volume du ventricule, d’autre part à l’augmentation de la pression qu’il y a à la diastole. La diastole est cette phase de fonctionnement du cœur pendant laquelle il se remplit de sang pendant sa dilatation, c’est la phase de repos du cœur.

 A partir de là, l’oreillette doit se vider à la diastole dans le ventricule qui n’a pas réussi à expulser totalement son contenu. L’oreillette elle-même (gauche ou droite) se dilate à son tour, la pression s’y augmente, stase et hypertension vont se trouver reportées en amont dans le réservoir veineux, les veines pulmonaires pour l’oreillette gauche, les veines caves pour l’oreillette droite.

  

         Dès cet instant là, les conséquences physiopathologiques et la symptomatologie clinique vont être différentes selon qu’il s’agit de ventricule gauche ou droit. Pour le ventricule gauche en effet c’est le poumon qui se trouve en amont des veines pulmonaires qui va se trouver à son tour engorgé par la stase sanguine. Or le poumon est un organe réservoir de faible volume, et les conséquences de cet engorgement vont y être parfois dramatiques.

          Au contraire, en ce qui concerne le ventricule droit, les veines drainent le sang veineux de l’ensemble de l’organisme (poumon mit à part), et des quantités importantes de sang et de liquide vont pouvoir être emmagasinés dans le système veineux de la grande circulation. L’insuffisance ventriculaire droite sera donc à la fois mieux tolérée et moins dramatique, donc moins de conséquences physiopathologiques.

          L’insuffisance cardiaque peut se définir en d’autres termes comme un syndrome clinique caractérisé par des symptômes et des signes physiques bien connus, mais il est difficile d’en donner une définition physiologique précise. Cependant pour des besoins de la discussion, on considère que l’insuffisance cardiaque ou « gros cœur » est un état physiopathologique dans lequel un trouble de la fonction cardiaque est responsable de l’incapacité du cœur à pomper le sang, à une vitesse suffisante pour assurer les besoins périphériques. Le gros cœur ou l’insuffisance cardiaque est souvent (mais pas toujours) secondaire à un défaut de contraction myocardique et c’est dans ce cas que le terme d’insuffisance myocardique convient. Cette dernière peut provenir d’une anomalie primitive du muscle cardiaque ou être secondaire à l’ischémie. L’insuffisance myocardique peut aussi provenir d’une anomalie extra-myocardique, telle que des lésions anatomiques des valvules cardiaques ou du péricarde, qui intègre avec le remplissage ou la vidange cardiaque. Par exemple chez beaucoup de patients atteints de la valvulaire rhumatismale et d’insuffisance cardiaque, le muscle cardiaque (myocarde) a souffert d’une surcharge hémodynamique au long cours due à l’anomalie valvulaire et ou au processus rhumatismal. De même dans la péricardite constrictive chronique, il est courant de voir une atteinte myocardique due à l’infiltration du muscle cardiaque par l’inflammation péricardique et la calcification.

          Cependant chez d’autres insuffisants cardiaques (gros cœurs), il existe un syndrome clinique semblable mais sans aucune anomalie décelable de la fonction myocardique, ce qui donne un ECG normal, déroutant le praticien ainsi vers un faux diagnostic. Ces patients se trouvent dans des conditions où le cœur normal est soumis brutalement à une charge dépassant ses possibilités, comme lors d’une poussée aigue d’hypertension artérielle, de la rupture d’une valve sigmoïde aortique ou d’une embolie pulmonaire massive chronique, lors d’une gène au remplissage ventriculaire due à une sténose tricuspidienne et ou mitrale, une péricardite constrictive sans atteinte du myocarde ou fibrose endo-myocardique. Il s’agit d’une insuffisance cardiaque par opposition à l’insuffisance myocardique.

 L’insuffisance cardiaque doit être distinguée des situations dans lesquelles, il existe une surcharge circulatoire dûe à une rétention hydrosodée anormale mais sans atteinte de la fonction cardiaque elle-même. Ce dernier syndrome qu’on appelle état congestif ou syndrome oedémateux peut provenir d’une rétention hydrosodée anormale due à une insuffisance rénale ou d’un excès de perfusion liquide et d’électrolytes.

 Les causes du gros cœur ou de l’insuffisance cardiaque

Ici il est important d’identifier non seulement l’étiologie sous-jacente à la cardiopathie, mais aussi la cause qui a précipité la survenue de la défaillance cardiaque ou de ce gros cœur.

 L’anomalie cardiaque due à une lésion congénitale ou acquise peut exister pendant des années sans entraîner aucune invalidité ou seulement une minime incapacité. Fréquemment, toutes fois de graves manifestations de défaillance cardiaque apparaissent pour la première fois au cours de quelque affection aiguë qui impose un fardeau supplémentaire à un myocarde excessif, ce qui entraîne une détérioration plus intense du fonctionnement cardiaque. D’où il est donc d’une importance plus que critique d’identifier ces causes déclenchantes, car leur prompte prise en charge, par conséquent leur traitement peut être salvateur. Cependant, en l’absence de cardiopathie sous-jacente, ces perturbations aiguës du fonctionnement cardio-vasculaire n’entraînent généralement pas à elles seules de défaillance cardiaque, donc de gros cœur.

 Causes déclenchantes

- L’embolie pulmonaire 

- L’Infection 

- L’anémie 

 

Les différentes formes de gros cœur ou d’insuffisance cardiaque

Les différentes formes de gros cœur sont :

-      Le gros cœur ou l’insuffisance cardiaque à fort débit cardiaque

-      Le gros cœur ou l’insuffisance cardiaque à faible débit cardiaque

-      Le gros cœur ou insuffisance cardiaque droit et gauche

-      Le gros cœur ou insuffisance cardiaque rétrograde ou antérograde

 Les manifestations cliniques du gros coeur

- La dyspnée 

- L’orthopnée :

- La dyspnée paroxystique (nocturne) :

- La respiration de cheynes-stockes :

- La fatigue et l’asthénie :

 Signes physiques :

        On peut également noter des signes physiques, pendant la maladie de gros cœur ou l’insuffisance cardiaque. Ce sont des signes de genre cyanose des lèvres ou sous-unguéale , des râles pulmonaires, des oedèmes cardiaques, d’hydrothorax, d’ascite, d’hépatomégalie congestive, d’ictère, de cachexie cardiaque.

 - Du gros cœur :

         Les premiers signes du gros cœur ou de l’insuffisance cardiaque sont l’augmentation du volume des cavités cardiaques spécifiques due à la lésion responsable de l’insuffisance cardiaque ; on note également des modifications vasculaires radiologiquement décelables dans les champs pulmonaires au cours de l’insuffisance cardiaque ou gros cœur. Il peut aussi être observé des épanchements pleuraux associés à des épanchements interlobaires. L’image cardiaque au rayon X Pulmonaire montre un cœur gros au profit soit d’un ou des ventricules, soit d’une ou des oreillettes, ou de tout le cœur.

          L’électrocardiogramme (ECG) au cours de l’insuffisance cardiaque ou gros cœur, surtout au stade de décompensation cardiaque ne révèle rien de particulier.

         En effet les tracés de l’électrocardiogramme s’avèrent sans anomalies notoires du simple fait que la fonction cardiaque comme telle n’est pas trop altérée pour donner un ECG anormal. Ce qui explique qu’au niveau du CRBM, le Centre de Recherches Bio-Médicales, l’ont fait beaucoup plus attention à la radio pulmonaire face qui donne très bien l’image cardio-vasculaire avec ou sans anomalies notoires.

 Pourquoi nombreux de patients souffrant de gros cœur meurent souvent pendant l’acte sexuel ?

        Les études menées au CRBM, le Centre de Recherches Bio-Médicales ont à suffisance démontré que parmi les patients de cette pathologie si invalidante dans les deux sexes sans distinction par ailleurs, les hommes meurent plus que les femmes, pendant l’acte sexuel. Cela s’explique par le simple fait que la dépense en calories de l’orgasme masculin est largement supérieure à celle de la femme. En effet, l’éjaculation d’un homme est fonction d’une grande dépense en énergie que celle d’une femme.

 Par exemple, dans un coït répété l’éjaculation masculine est fonction d’un grand effort physique de la part de l’homme. C’est ce qui explique la mortalité plus élevée chez les patients que chez les patientes souffrant de l’insuffisance cardiaque ou gros cœur occasionnée par l’arrêt cardiaque pendant l’acte sexuel. En effet pendant le coït l’effort physique qu’il engendre oblige le cœur à travailler plus que d’habitude et dans le souci d’atteindre l’orgasme, le patient au cœur défaillant amène son cœur malade à un niveau où celui-ci devient incapable d’adapter son rythme cardiaque au besoin de l’effort physique qui occasionne un débit de sang supérieur à la norme. Alors celui-ci lâche devant son incapacité à fournir le débit sanguin nécessaire à l’effort physique. Ainsi, sans le vouloir, le cœur est amené à des performances impossibles à réaliser et finit par s’arrêter. S’installe l’étouffement par manque d’oxygène et s’en suit la mort. D’où cette mort souvent traitée de honteuse dans les hôtels pour ces malades.

Traitement du Gros cœur

On peut diviser le traitement du gros cœur ou de l’insuffisance cardiaque en trois (3) points :

1-   Elimination de la cause déclenchante ;

2-   Correction de la cause sous-jacente ;

3-   Maîtrise de l’état d’insuffisance cardiaque congestive

Les deux premiers points ne feront pas l’objet d’une attention particulière, mais nous nous attarderons beaucoup plus sur le troisième (3ème) point qui consiste au traitement proprement dit du gros cœur. Ainsi le traitement de l’insuffisance cardiaque peut se diviser en quatre temps :

 a-) Réduction de l’activité physique ;

b-) Renforcement de la contractilité du myocarde ;

c-) Maîtrise de la rétention liquidienne excessive ;

d-) Réduction de la post-charge.

 On doit mettre en œuvre simultanément les deux premières mesures thérapeutiques ; ensuite la troisième, s’il persiste une accumulation anormale de liquide. Néanmoins l’énergie déployée pour l’application de chacune de ses mesures doit dépendre de la gravité de l’insuffisance cardiaque. Mais une fois que le traitement a été efficace, on peut prévenir la réapparition de l’insuffisance cardiaque en continuant les thérapeutiques qui ont été efficace à l’origine.

          Mais lorsque le muscle est plus que défaillant et qu’il n’arrive plus a assumer sa fonction cardiaque c’est-à-dire quand le cœur est au stade de décompensation cardiaque, on procède, pour sauver la vie du patient, à l’implantation d’un pacemaker (pile) afin de renforcer la contractilité du myocarde.

Traitement du gros cœur par le CRBM, le Centre de Recherches Bio-Médicales

Ayant philosophé sur la question et ayant constaté dans la plupart des cas que les patients souffrant de l’insuffisance cardiaque meurent de gros cœur, le CRBM dans ses recherches a mis au point un traitement curatif de cette pathologie invalidante, qui évite l’implantation de la pile (pacemaker) en dernier ressort et qui favorise le rétablissement du patient dans toutes ses capacités physiques et biologiques.

 Ce traitement qui nécessite les différents examens cliniques comme : VS (vitesse des sédimentation, le TC et TS temps de saignement et de coagulation, a redonné aux patients traités la diminution remarquable du volume cardiaque, la disparition des signes cliniques comme l’étouffement, l’essoufflement au repos ou à l’effort physique, la dyspnée, l’orthopnée et bien d’autres.

Ce traitement basé sur l’utilisation d’une molécule du laboratoire Avantis qui est un vasodilatateur et d’anti-coagulants ou parfois d’anti-inflammatoires, a amélioré très nettement la vie des patients, redonnant au muscle cardiaque sa capacité fonctionnelle et surtout un cœur jeune, ce qui inévitablement prolonge la vie du patient. Ces études qui ont pris naissance en 1999, ont amélioré la vie de plusieurs patients, avec diminution remarquable du volume cardiaque, ce qui est une première en cardiologie.

 Avantages et inconvénients de la pile

Dans l’évolution de l’insuffisance cardiaque, lorsque la maladie arrive au stade de décompensation cardiaque, stade où le myocarde accuse une grave défaillance, obligeant le cœur à ne plus jouer convenablement son rôle, on procède parfois par l’implantation au niveau du cœur, d’un stimulant cardiaque, un petit appareil qui stimule la fonction cardiaque ; c’est le pacemaker, communément appelé Pile.

La pile joue le rôle de régulateur, en créant une sorte de magnétisme qui stimule les mouvements cardiaques. Lorsque ce magnétisme diminue, on procède à une réactivation de la pile, d’où les multiples contrôles imposés aux malades. Pendant ces contrôles, on ne change pas la pile, mais plutôt on la réactive en régularisant son système de fonctionnement. C’est-à-dire, au fur et à mesure que la pile est dans l’organisme, en assurant la régularité des mouvements cardiaques, petit à petit sa masse (énergie) diminue, une sorte de masse électrique qui, en réalité, stimule les mouvements cardiaques. C’est pourquoi, avant que toute la masse ne finisse, le patient est rappelé au contrôle, question d’éviter un arrêt cardiaque ; d’où, cette pile constitue quoiqu’il en soit un danger pour le patient.

Le cœur constitue une pompe et les mouvements de circulation du sang dans l’organisme dépendent de cette pompe. Ainsi, lorsqu’on place une pile au niveau du cœur, son action devient limitée ; d’où ce système établi de révision du cœur du patient à une période donnée, le suivi du patient.

 C’est pourquoi nous disons au CRBM que la pose de la pile au cœur est dangereuse. Les scientifiques, en élaborant cette pile, connaissent bien et exactement les inconvénients que représente la pose de celle-ci. D’où les Européens, constat fait, utilisent de moins en moins cette méthode, et préfèrent un cœur artificiel à la place de la pile. La pile au cœur est moins résistante, le mieux donc, c’est de faire une transplantation, car la pile présente plus de risque et moins d’avantages pour l’homme.

D’autres risques peuvent être constitué par certaines erreurs pendant l’opération de la pose de la pile. En effet pendant l’opération, certaines erreurs bien que rares, peuvent provoquer des complications au niveau du patient. Premièrement, si il arrive que la pile soit mal posée, au lieu de jouer son rôle convenablement, celui de régulariser le fonctionnement normal du cœur, elle présente un disfonctionnement. Et les différents mouvements assignés au cœur en ce qui concerne la circulation du sang ne sont plus assurés, le rythme cardiaque devient anormal et la circulation du sang dans l’organisme est mauvaise. D’où certains maux  peuvent apparaître comme : la lourdeur aux pieds, les enflures des pieds, l’étouffement accompagné du phénomène d’essoufflement et par la suite l’insomnie.

 Deuxièmement, il peut arriver que le sang coule à l’endroit  où l’opération est faite lors de la fermeture, donc après l’opération ; ce qui peut expliquer qu’un organe pourrait être touché pendant l’opération.

Ces genres d’erreurs peuvent faire en sorte que le cœur ne fonctionne point normalement malgré la présence de la pile.

 Prévention du gros cœur ou de l’insuffisance cardiaque

Parler de la prévention de l’insuffisance cardiaque ou gros cœur revient à parler de la prévention de toutes les pathologies qui concourent à l’apparition de l’insuffisance cardiaque, c’est-à-dire la prévention des causes déclenchantes, des causes sous-jacentes, bref des maladies cardio-vasculaires.

Ainsi la prévention des maladies cardio-vasculaires sous-entend :

1-   Le dépistage des maladies cardio-vasculaires

2-   L’action sur l’ensemble de la population

3-   Rôle des médecins dans cette prévention.

I- Le dépistage

Le dépistage doit toucher en priorité les sujets les plus exposés.

a)   Des personnes présentant un profil de risque.

b) Des facteurs de risque à l’occasion des consultations médicales.

c) Dépistage général.

Ici, il consiste à inviter la population à faire contrôler sa tension artérielle et à subir certaines analyses. La prise en charge des personnes à risque devra prendre en compte un certain nombre de facteurs comme :

1-    L’âge

2-    Le sexe

3-    Antécédents familiaux

4-    Atteinte multifactorielle

 II- Action sur l’ensemble de la population

Ici on note :

A-   L’hygiène alimentaire

B-   Le tabac

C-   L’hypertension artérielle

1-   Prévention primaire ;

2-   Dépistage et traitement de l’hypertension

D-   Encouragement à l’exercice physique de la population.

 III- Rôle des médecins dans la prévention

Dans cette stratégie, il sied de notifier que les cardiologues et les généralistes ont un rôle de leader pour promouvoir les règles de prévention, afin de réduire les maladies cardio-vasculaires dans la société. C’est pourquoi un effort doit être fait dans les facultés de médecine, pour enseigner aux étudiants ce domaine qui devient de plus en plus un problème de santé en Afrique, malheureusement encore très mal appréhendé par les professionnels en matière de  santé publique.

Docteur BITSINDOU

 

                      Médecin Directeur du Centre de Recherches Bio-Médicales

 

         BP : 5883

 

     E-mail : gisecrbm@yahoo.fr

Laisser un commentaire

 

FONDATION ALPHA ET OMEGA DE... |
www.ilhamkhaoua.net |
ce que l'islam vous cache |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | معا  ...
| les enfants d' Albion
| JPC Elna